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Troubles: La Semafo secouée

De l’avis de Benoît La Salle, fondateur de Semafo et ex-Pdg de l’entreprise, les troubles au Burkina Faso n’ont aucun impact sur les activités de la société. «Je sais que ça [la situation politique] va se régler correctement», soutient celui qui est aujourd’hui à la tête du Conseil canadien pour l’Afrique. (DR)
De l’avis de Benoît La Salle, fondateur de Semafo et ex-Pdg de l’entreprise, les troubles au Burkina Faso n’ont aucun impact sur les activités de la société. «Je sais que ça [la situation politique] va se régler correctement», soutient celui qui est aujourd’hui à la tête du Conseil canadien pour l’Afrique. (DR)
L’instabilité politique et la violence observées la semaine dernière ont un impact majeur sur la valorisation boursière de la Semafo. Après avoir cédé environ 10% en Bourse le 29 octobre dernier et 17% le 30 octobre, l’action de la Semafo a perdu 20% de plus le 31 octobre au matin avant de récupérer une partie de ses pertes, pour clôturer la semaine à 2,75$ à Toronto, en baisse de 7,1% (- 21 cents) pour la journée.

Le titre de la Semafo a frôlé ainsi son récent plancher de 2,37$ atteint en décembre dernier. L’action valait près de 5,50$ en août et avait commencé la semaine à près de 4$.
Pour l’instant, la direction de la Semafo a décidé de ne pas accorder d’entrevues. Les dirigeants ont cependant laissé savoir à travers un communiqué que l’agitation récente au Burkina Faso n’a pas perturbé le cours normal des opérations à sa mine de Mana. Celle-ci est située à environ 260 km (approximativement cinq heures de route) à l’Ouest de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.
De l’avis de Benoît La Salle, fondateur de Semafo et ex-Pdg de l’entreprise, les troubles au Burkina Faso n’ont aucun impact sur les activités de la société. «Je sais que ça [la situation politique] va se régler correctement», soutient celui qui est aujourd’hui à la tête du Conseil canadien pour l’Afrique. Quant à la réaction des investisseurs, Benoît La Salle se dit convaincu que la valeur perdue sera récupérée d’ici un mois. «La Bourse est un animal qui ne tolère pas l’insécurité. Il y a des gestionnaires qui préfèrent reprendre leur argent dans des situations du genre. Mais pour chaque vendeur, il y a un acheteur et ce sont ces derniers qui vont en profiter».
L’incertitude causée par la chute du Gouvernement n’affecte pas seulement la Semafo. La société torontoise Iamgold, qui exploite la mine d’Essakane, au Burkina Faso, a perdu près du quart de sa valeur boursière en quelques séances la semaine dernière. La direction de IamGold a également cru bon de publier un communiqué pour indiquer que sa mine au Burkina poursuivait ses activités sans interruption, malgré l’agitation civile dans la capitale.
«Bien que les manifestants aient causé des perturbations dans la capitale et dans deux autres villes, tous les employés de IamGold sont en sécurité et les activités se poursuivent», peut-on lire dans le communiqué, qui précise que la mine génère sa propre électricité sur le site.
La direction de Bissa Gold a, à l’annonce du pillage de sa mine par des populations riveraines, démenti toute participation de François Compaoré au capital de la société qui appartiendrait exclusivement à des investisseurs russes, avec une participation de l’Etat burkinabè.
Quant à la petite mais prometteuse société aurifère australienne Orbis Gold, cible d’une offre d’achat hostile par Semafo déposée en mi-octobre, elle se fait aussi bousculer sur les marchés. Orbis, qui mène le projet aurifère Natougou dans l’Est du Burkina, a largué 17% de sa valeur le 1er novembre à la bourse de Sydney.
N.K.

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