Editorial

Violence

Les faits sont suffisamment graves, et le ministre de l’Enseignement supérieur n’avait même plus de mots pour exprimer sa colère. Des étudiants se sont battus comme des sauvages. Résultats : une dizaine de blessés dont certains gravement. Il faudra très vite situer les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent afin d’éviter à nouveau un tel spectacle déshonorant le système éducatif. Ce que l’on attend des autorités universitaires, c’est qu’elles portent plainte pour trouble à l’ordre public. Que ceux qui ont été victimes d’agressions le fassent également, pour violence et voie de fait. La justice démêlera ainsi l’écheveau afin que chacun soit quitte ; parce que ce n’est pas la première fois que des étudiants s’entredéchirent. Et, il faut mettre définitivement terme à cette dérive; au nom de la démocratie, de la liberté d’opinion et du droit de grève. Sur ce dernier point, il faudrait également admettre une bonne fois qu’en matière de grève, le succès réside dans l’adhésion massive des militants et des non-militants, si la revendication coïncide avec leurs intérêts. Cela suppose un travail préalable d’information et de «conscientisation». L’usage de la force ou d’un piquet de grève traduit donc l’échec de l’opération.

Abdoulaye TAO

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