Editorial

Tendance

Bonjour 2018 ! Année de toutes les espérances pour le parti au pouvoir ; car c’est une année charnière pour le mandat de son champion, Roch Marc Christian Kaboré.
Elle marque la moitié du mandat du président. Et, à cette étape, il n’y a plus aucune promesse qui vaille. Les Burkinabè sont tous à l’affût de la matérialisation de ces promesses qu’on leur a faites. Ils veulent des résultats concrets. Mais plus que les populations qui attendent de voir leurs conditions de vie s’améliorer au quotidien par le programme présidentiel, le parti au pouvoir et ses partisans se trouvent le dos au mur. Ils ont besoin de montrer patte blanche en fin 2018, car 2019 annonce déjà la précampagne présidentielle. Le bilan du mandat, ou tout au moins une grande partie de celui-ci, se joue cette année. Pour cela, il faut changer de cadence à tous les niveaux du management ; parce qu’au rythme actuel, ils n’y arriveront pas. Pourtant, il est vital pour eux que l’année 2018 soit celle de l’accélération et de l’amplification des réalisations du PNDES.
Pour ce faire, il faut espérer que les financements des partenaires suivent et que, dans le même temps, le gouvernement continue de muscler son budget d’investissement. Plus de 52% du budget national sont consacrés cette année à l’investissement. C’est déjà un bon signal. Mais seront-ils suffisants ?
Le gouvernement vient d’ouvrir le front de la réforme des salaires, malgré lui. Et c’est un ingrédient de plus qui ne va pas manquer de tendre l’atmosphère sociale.

Abdoulaye TAO

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