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Allocations budgétaires 2018 : 431,812 milliards de FCFA pour l’education nationale

Les recettes totales dans le projet de budget de l’Etat, exercice 2019, se chiffrent à 2.237,42 milliards de FCFA contre 2.503,59 milliards de FCFA en dépenses totales. Si les recettes totales enregistrent une hausse de 219,26 milliards de FCFA par rapport aux prévisions initiales de 2018, soit un taux relatif de 10,86%, les dépenses totales baissent de 92 milliards de FCFA.
Quelles sont les différentes allocations de ces dépenses dans un contexte d’insécurité ?
Face à la contrainte budgétaire, une certaine optimisation de l’allocation des ressources s’impose. A ce titre, l’allocation des ressources propres sera orientée en priorité vers les secteurs qui ne bénéficient pas ou qui bénéficient peu d’appuis de partenaires afin d’assurer une plus grande couverture des besoins des différents secteurs. Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur le financement des actions de mise en œuvre de certains engagements du président du Faso, comme l’autonomisation des femmes et des jeunes, la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, etc. Les allocations tiendront aussi compte des autres engagements que le gouvernement a pris vis-à-vis des partenaires sociaux dans le cadre du dialogue social pour un véritable apaisement du climat social. Ces engagements du gouvernement ont été répercutés dans le projet de budget. En 2019, les dépenses de personnel afficheraient un montant de 835,9 milliards de FCFA, soit une hausse de 205,2 milliards de FCFA, représentant une augmentation de 32,54%.
La masse salariale pour l’année représenterait 46,6% des recettes fiscales. Au regard de la proportion de plus en plus inquiétante de ces dépenses, le gouvernement a pris certaines mesures visant à contenir ces dépenses. Il envisage freiner le rythme d’entrée dans la fonction publique en ne remplaçant pas systématiquement chaque sortie. Il veut aussi redéployer le personnel des zones à forte concentration vers celles qui en manque, n’opérer de nouveaux recrutements qu’au niveau des secteurs prioritaires après accord du Conseil des ministres, asseoir une politique de recrutement axée sur les possibilités financières à travers la définition d’une enveloppe globale chaque année pour les recrutements sur concours directs de la fonction publique.
En analysant les dotations par ministère, on note que c’est le secteur de l’éducation nationale qui bénéficie de la plus grosse part du budget en 2019, avec 431,812 milliards de FCFA contre 422,005 milliards de FCFA dans le budget initial 2018. Ce budget représenterait 23,69% en 2019 des allocations budgétaires contre 20,00% en 2018.
Le ministère de la Santé avec un budget de 262.615.812.000 de FCFA est le deuxième plus gros budget contre 240,560 milliards de FCFA dans le budget 2018. Avec ce budget, le ministère de la Santé bénéficierait de 13,08% des allocations du budget de l’Etat contre 10,85% en 2018. Avec 235,674 milliards de F CFA, le ministère des Infrastructures arrive en troisième position. Il est suivi par le ministère de l’Economie, des finances et du développement (MINEFID) avec un budget de 211,532 milliards de F CFA. Dans le budget du MINEFID, la charge financière de la dette serait de 107,482 milliards de FCFA.
Le budget du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants en 2019 s’élève à 209,726 milliards de F CFA. Dans ce montant, 80,205 milliards de F CFA reviennent à la préparation et l’emploi des forces et 16,283 milliards de F CFA pour l’équipement des forces.
Le ministère de la Sécurité s’en sort avec 99,577 milliards de F CFA de budget. Le ministère de l’énergie voit son budget augmenter en 2019. Il passe de 44,11 milliards de FCFA en 2018 à 64,791 milliards de FCFA en 2019.
Les autres gros bénéficiaires sont le ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques (136,119 milliards de F CFA), la présidence du Faso (30,363 milliards de FCFA), le Premier ministère (42,949 milliards de F CFA), l’Assemblée nationale, 17,132 milliards de FCFA, etc. Le transfert des ressources aux collectivités territoriales pour l’année 2019 s’élèvent à 38,592 milliards de FCFA.
Par ailleurs, il est prévu la réalisation d’autres investissements dans des secteurs stratégiques par voie de recours à des financements innovants, notamment le Partenariat Public-Privé dont le projet « Centrale solaire de 20MW» d’un coût global de 25 milliards de FCFA. Sa mise en œuvre a été confiée à la société de Windinga SA.
Le projet de construction de la maison du Burkina en Côte d’Ivoire d’un coût global de 27,55 milliards de FCFA dont le contrat a été signé avec l’entreprise DECOTEC en 2014. La programmation cumulée sur la période 2019-2021 est de 7,5 milliards de FCFA.

Elie KABORE


Les financements prévus dans le cadre du PNDES

L’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES) porte sur la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. A ce titre, il est prévu entre autres :
– 145,335 milliards de FCFA pour le développement du réseau routier classé et urbain
– 50,937 milliards de FCFA pour l’entretien du réseau routier
– 33,325 milliards de FCFA pour la construction et la réhabilitation des ouvrages de mobilisation des ressources en eau
– 30,344 milliards de FCFA pour le développement des pistes rurales
– 8,175 milliards de FCFA pour le stock de sécurité alimentaire et d’intervention
– 3,980 milliards de FCFA pour le Projet de Développement de la Petite Irrigation Villageoise
– phase de la viabilisation des zones industrielles de Bobo.

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