Economie

Mines et carrières : Les journalistes s’informent sur les performances du secteur

Les 19 et 20 décembre 2019 s’est tenu l’atelier d’information et d’échanges avec les journalistes, sur les performances du secteur minier. Cet atelier a été organisé par le ministère de Mines et des Carrières dans la ville de Kombissiri.
Les objectifs de cette rencontre étaient d’informer les journalistes sur les performances relatives à la recherche géologique et minière, mais aussi de porter à la connaissance de ces derniers, les réformes législatives, règlementaires et institutionnelles opérées en matière de lutte contre la fraude, et l’encadrement des artisans miniers. Il a, notamment, été question des acquis engrangés par le secteur minier dans le cadre du PNDES. La cérémonie d’ouverture, intervenue le 19 décembre 2019, a été présidée par le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani.

De nombreuses performances enregistrées
Il ressort que le Burkina Faso est le 5e pays africain exportateur d’or après le Ghana, l’Afrique du Sud, le Mali et le Soudan. Sa contribution au PIB est de 11,4%. En ce qui concerne les performances, le ministre a évoqué un certain nombre de résultats satisfaisants. Il s’agit, notamment, de la réalisation de la cartographie géologique et la conduite d’une campagne de levées géophysiques aéroportées.
Le Burkina Faso est l’un des premiers à avoir couvert tout son territoire à travers des sondages miniers, des levées géochimiques (sol, roche, termitière), levées géophysiques (aéroportées). Cette carte révèle une forte potentialité géologique et minière au Burkina Faso. La production d’or est par ailleurs en croissance, elle est estimée à 52,622 tonnes en 2018 ; pour ce qui est du zinc, la production est de 165.100 tonnes en 2018. Ainsi, l’activité minière a apporté non seulement une recette budgétaire directe de 266 milliards FCFA au Burkina Faso en 2018, mais elle a aussi généré 1.600 milliards de recettes d’exportations, contribuant ainsi à l’équilibre macroéconomique. Le secteur minier impacte la société, notamment, dans la lutte contre le chômage, plusieurs ménages burkinabè bénéficient des avantages du secteur minier. A la date du 1er janvier 2019, le nombre d’emplois créés par les mines en activités est de 10.000, contre 8.000 en 2017. Les emplois indirects sont passés de 19.000 en 2017 à 25.000 en 2018. Sur les 600 sites d’artisanat miniers, plus de 1.500.000 personnes tirent leurs revenus des activités minières. En dépit de cela, il y a aussi l’atteinte du taux d’exécution dans la mise en œuvre des recommandations de l’enquête parlementaire sur le secteur minier; le renforcement du cadre législatif, règlementaire et institutionnel, à travers l’adoption de plusieurs textes dont les lois portant respectivement sur: l’organisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses, et une trentaine de textes d’application de la loi portant Code minier du Burkina Faso.
L’entrée en exploitation des mines d’or de Boungou dans la Tapoa, et de Houndé dans le Tuy, de Niankorodougou dans la Léraba, est aussi une des performances du secteur minier burkinabè évoquées à l’occasion de la rencontre. Selon le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, «le Burkina Faso possède ainsi 15 mines en exploitation et qui jouent un rôle important dans l’aide au développement». Cependant, un certain nombre de difficultés minent le secteur minier, dont l’insécurité, et le manque de moyens financiers, matériels et de ressources humaines.

Rachid OUEDRAOGO (Collaborateur)


Exploitation minière artisanale: un secteur qui manque d’organisation

A l’occasion de cet atelier d’échanges sur les performances du secteur minier, un certain nombre de communications ont été données par les directeurs des départements du ministère des Mines et des Carrières. Parmi ces communications figure celle  donnée par le Directeur général de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS), notamment, sur l’exploitation minière artisanale.
Il est ressorti de cette communication que le secteur est peu structuré. En effet, la majorité des exploitations artisanales se font sans titre ni autorisation. Par ailleurs, la production et l’exploitation d’or ne sont pas maîtrisées, compte tenu de cette désorganisation. En effet,  une enquête de l’INSD a révélé que sur 9,5 tonnes d’or produits artisanalement en 2016, seulement 2,7 tonnes d’or avaient été achetées par les acheteurs installés sur les sites, soit un écart de 6,8 tonnes.

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