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Filière mangue « ARCHIPELAGO » : plus de 1.500 jeunes et femmes formés

• Un taux de 94,4% en 2 ans d’exécution

• Des acquis à consolider

• Filière textile-coton et anacarde, prochaine option

Le représentant du chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Francisco Alvaro Bellafont. (Ph. Yvan Sama)

En seulement 2 ans de mise en œuvre (2020-2022), le projet « ARCHIPELAGO », fruit de la coopération entre l’Union européenne et le Burkina Faso, qui vise à contribuer à l’amélioration durable de l’employabilité des femmes, des jeunes, des migrants de retour et au développement de la filière mangue, a présenté des résultats satisfaisants avec un taux d’exécution de 94,4%.

Ces jeunes bénéficiaires ont souhaité la reconduction du projet « ARCHIPELAGO ». (Ph. Yvan Sama)

Le 15 novembre 2022, à Ouagadougou, à la clôture du projet,  le vice-président de la Chambre de commerce et  d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mamady Sanoh, a relevé que le projet « ARCHIPELAGO », déployé dans trois régions, à savoir les Cascades, les Hauts-Bassins et le Centre, avait mené des campagnes de sensibilisation sur les opportunités d’emplois dans la filière mangue au profit de plus de 560 jeunes et femmes ; réalisé des sessions de formation en entrepreneuriat, assorties d’un appui à l’élaboration de plans d’affaires au profit de plus de 321 personnes, et renforcé les capacités de plus de 696 apprenants sur 5 métiers de la mangue, notamment, le métier d’ouvrier spécialisé en plantation et entretien durable des verges, le métier d’ouvrier spécialisé dans la transformation de la mangue, le métier d’ouvrier qualifié en technique de traitement de la mangue, le métier de fabricant/revendeur d’emballage et le métier de conseiller vendeur.

Filière textile-coton et anacarde, prochaine option

Le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mamady Sanoh. (Ph. Yvan Sama)

Mieux, Mamady Sanoh a révélé que grâce au projet « ARCHIPELAGO », le Burkina Faso avait pu organiser la première édition du Salon de la mangue (SAMA), qui a réuni les acteurs de la chaîne de valeurs de la filière mangue, pour réfléchir autour des enjeux et des défis de développement. Le SAMA a vu la création d’une plateforme d’exposition des produits et des métiers de la mangue offerte aux entreprises du secteur. Ces résultats encourageants ont été obtenus grâce à la CCI-BF, la Chambre des métiers et de l’artisanat d’Auvergne Rhône Alpes (France), chef de file du projet, la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso, codemandeur chargée de la mise en œuvre du projet ; l’Organisation internationale pour la migration (OIM), la Maison de l’entreprise du Burkina Faso et les différents centres de formation. Mamady Sanoh a réitéré le vœu de voir le projet « ARCHIPELAGO » être reconduit sur d’autres filières de valeur ajoutée. L’option de la CCI-BF est de porter le projet vers la filière textile et coton ou la filière anacarde.

Projet « ARCHIPELAGO » : environ 400 millions FCFA

Une photo de famille pour la postérité. (Ph. Yvan Sama)

Une requête qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisqu’à  entendre le représentant du chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Francisco Alvaro Bellafont, ces options sont en étude. Il s’est réjoui du fait que le projet « ARCHIPELAGO » ait permis la formation de 1500 jeunes et femmes dans la filière mangue. Pour lui, il n’y a pas de doute que la filière mangue est porteuse de richesse pour le pays. Les bénéficiaires dudit projet n’ont pas manqué de traduire leur reconnaissance à l’UE et à l’Etat burkinabè et de souhaiter sa reconduction.

En rappel, le projet « ARCHIPELAGO » est doté d’un budget global d’environ 400 millions FCFA.

RD

 

Encadré

La filière mangue : un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards FCFA par an.

En 2017, la filière mangue enregistrait 8.000 producteurs, 88 unités de transformation, plus de 20 exportateurs et environ 6.500 emplois permanents et non permanents. 7e produit d’exportation du Burkina Faso, la filière génère plus de 15 milliards FCFA de chiffres d’affaires par an. Ce qui représente une véritable potentialité en matière de création de richesses et d’emplois durables pour l’économie nationale.o

Source : rapport APEX 2017

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