Economie

Inflation: rien n’a réussi à la freiner

• Plus de 10% de hausse en janvier 2022

• Elle cumule à 17,8% en fin d’année

Les prix à la consommation ont augmenté de 17,8% au cours de l’année 2022 au Burkina Faso. Le coût de l’alimentation explique une large part de cette envolée. Cependant, la hausse des prix s’est diffusée à tous les biens.

Elle court, elle court, l’inflation… Et rien n’a réussi à la freiner. 10% en janvier 2020, 18% à partir de juillet, pour terminer l’année avec 17,8%. Selon les données de l’INSD, en début d’année, la hausse était cantonnée à quelques matières premières, comme les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées. Désormais, la valse des étiquettes est passée partout, dans les rayons des supermarchés, chez nos commerçants de quartier, etc. Flambée des prix de la farine de blé, ou des prix à la pompe.

Face à cette crise, chacun y va de sa partition. La Banque centrale, elle, a joué aux pompiers. Non pas en autorisant la circulation de plus de billets sur le marché local, mais au contraire à coups de hausses des taux d’intérêt, pour tenter de fermer les vannes du crédit et ainsi combattre l’inflation. La dernière hausse date de décembre 2022, la 3e de l’année.

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la BCEAO avait décidé de relever de 25 points de base, les taux directeurs de la Banque centrale et ce, pour compter du 16 décembre 2022. Désormais, le principal taux directeur auquel la Banque centrale prête ses ressources aux banques passe de 2,50% à 2,75%. Selon le communiqué de la Banque centrale, le relèvement des taux directeurs de la banque vise à contrer l’inflation dans la zone Uemoa.

L’objectif étant de réduire la masse monétaire au sein de l’économie, pour lutter contre l’inflation. En gros, rendre le crédit plus cher.

Comme la hausse des taux d’intérêt ne permet pas à elle seule de résoudre tous les problèmes liés à l’inflation, le gouvernement lui aussi a engagé des actions. En juin, celui-ci a injecté 14,3 milliards FCFA, afin de contenir l’inflation des produits de consommation. Ainsi, les produits tels que « le riz, le sucre et l’huile » ont été sélectionnés et leurs valeurs en douane a connu une baisse.

Autre mesure, le contrôle des lieux de stockage des céréales locales, afin d’inciter leur mise à disposition à la population pour ne pas créer une inflation mécanique du fait de la retenue de ces céréales. De leur côté, les acteurs du privé et responsables de la Ligue des consommateurs, malgré leurs interpellations, n’ont pas pu empêcher la hausse des prix du carburant à la pompe.  Malgré ces mesures, cette évolution de l’Indice des prix à la consommation est la plus élevée de la zone Uemoa. En comparaison, nos voisins de la Côte d’Ivoire sont à 6%, 3,5% pour le Niger et 0,7% pour le Togo. La dernière fois que notre pays dépassait un taux d’inflation à deux chiffres, c’était en 2008 (10 à 11%). o

NK

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