A la UneEconomie

Importation de marchandises: la note grimpe

• Plus de 840 milliards FCFA au premier trimestre 2023

• Soit 9,7% de plus que l’année passée

• Médicaments et autres produits pharmaceutiques en baisse

Pour le premier trimestre de l’année, les importations ont augmenté tant en volume qu’en valeur. Le Burkina a acheté de la marchandise d’une valeur de 843,9 milliards FCFA. Un montant en hausse de 9,7% par rapport à la même période en 2022. Le volume des marchandises importées par le pays a lui aussi connu une hausse, soit 11,8% par rapport au début d’année 2022. Plus de 2.000 tonnes de marchandises ont franchi les frontières du pays au premier trimestre 2023, contre 1.900 tonnes en 2022.

En guise de marchandises, l’INSD a dressé la liste des principaux produits importés, selon leur valeur Coût- assurance-fret (CAF) {NDLR : confère infographie]. Parmi ces principaux produits, certaines marchandises ont connu une importante hausse. Plus de 222% de hausse pour l’engrais manufacturé, entre le premier trimestre 2022 et 2023. L’année dernière, cette marchandise importée était d’une valeur de 8,6 milliards FCFA. Pour 2023, la valeur est de 27,6 milliards FCFA. On le sait, la production locale d’engrais ne couvre pas la demande nationale. En 2020, par exemple, la demande annuelle en engrais s’élevait à 300.000 tonnes. Principalement utilisé dans la production du coton, la valeur des importations dépend aussi de la bonne tenue de ce secteur. A noter que les principaux acteurs intervenant dans l’importation et la distribution des engrais sont les sociétés cotonnières, la SN-Sosuco, l’Etat, les organisations de producteurs, etc. 

Produits médicinaux et pharmaceutiques en baisse

L’autre lot de produit importé dont l’évolution à avoir subi une hausse importante (+213,7%) est le composé « Sucre et miel ». Pour le premier trimestre de l’année, le Burkina a importé pour 14,8 milliards FCFA, contre 4,7 milliards FCFA, l’année passée. Après l’interdiction d’importation du sucre en 2019, afin d’encourager la consommation locale, le flux de sucres importés a connu une croissance depuis 2021. Ainsi, 118 tonnes ont été importées. Pour 2022, nous avons consommé pour un peu plus de 19 milliards F CFA de sucre et miel. Rien que pour le premier trimestre de 2023, la facture s’est élevée à 14,8 milliards. Une augmentation qui pourrait s’expliquer par la forte demande de ces produits pendant la période de Ramadan.

Il n’y a pas que des hausses au niveau des principaux produits importés par le Burkina Faso. La plus grande baisse est venue des « produits médicinaux et pharmaceutiques ». L’année passée, au cours du premier trimestre, le pays a importé les médicaments pour une valeur de 60,5 milliards FCFA. Cette valeur n’a eu de cesse de baisser pour s’afficher à 31,5 milliards au premier trimestre 2023, soit une baisse en valeur de 47,9%. « Les voitures automobiles à tous moteurs, pour le transport des personnes », a aussi connu une baisse, passant de 17 milliards d’importations à 14,8 milliards entre le premier trimestre 2022 et le premier trimestre 2023.

NK

Filet

Hausse des prix à la consommation

L’indice harmonisé des prix à la consommation du mois d’avril connait une hausse de 0,4% par rapport à mars 2023. Elle est consécutive à l’augmentation des prix des fonctions « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », « Loisirs et culture », « Restaurants et hôtels » et « Biens et services divers ».

La hausse des prix de la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » est la conséquence de l’augmentation des prix des fruits (surtout des agrumes), des légumes frais et secs, des tubercules et plantain et de la volaille.

Les augmentations des prix dans les fonctions « Loisirs et culture », « Restaurants et hôtels » et « Biens et services divers » sont dues respectivement au renchérissement de la papeterie et imprimes divers, des restaurants, cafés et établissements similaires et enfin, des produits pour soins corporels. Suivant la volatilité, la baisse des prix de l’énergie est imputable à celle des prix des combustibles solides. Quant à la hausse des prix des produits frais, elle est surtout liée à la hausse des prix des légumes frais. La conjugaison de la hausse des prix des produits locaux et de la baisse des prix des produits importés a pour conséquence la tendance haussière du niveau général des prix à la consommation. 

Commentaires

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page