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Economie: les perspectives optimistes du gouvernement

• Après avoir ralenti en 2022

• L’activité économique connaîtrait donc une croissance de 5,8% en 2023

• Une projection qui rejoint celle de l’UEMOA

Lors du Conseil des ministres du 31 mai 2023, le point sur la situation économique et financière du Burkina Faso en 2022 et les perspectives sur la période 2023-2026 ont été présentés.

Selon le ministère de l’Economie, sur la base des dernières estimations, en 2022, l’activité économique a ralenti. En témoigne le PIB qui, en 2021, avait un taux de croissance de 6,5%, contre 3% pour 2022.

Les dernières estimations montrent que l’activité économique a été imprimée principalement par les secteurs primaire (+8,7%) et tertiaire (+6,7%), le secteur secondaire ayant enregistré une baisse (-6,1%). Ce dernier segment de notre économie, faut-il le rappeler, est essentiellement constitué des secteurs miniers, du BTP et du manufacturier. Tout au long de l’année 2022, c’est le secteur qui a connu une dégradation en termes de croissance.

Une situation qui s’explique, selon l’INSD, dans son Tableau de bord de l’économie au 4e trimestre 2022, publié en mars 2023. Et le document montre que d’une année à l’autre, la croissance dans ce secteur a ralenti de 12,5%. Et ce sont les activités de construction et celles extractives qui ont enregistré le plus de baisse.

La bonne tenue de l’activité économique est venue du tertiaire (activités d’administration publique et autres collectifs ou personnels et les services financiers d’assurances). Dans le primaire, la croissance enregistrée est portée par l’agriculture, l’égrenage de coton et l’élevage. Autre facteur ayant impacté le ralentissement du PIB en 2022 a été l’inflation. Le niveau des prix a augmenté de 12,2% entre 2021 et 2022. « A fin décembre 2022, l’inflation moyenne des 12 derniers mois est de 14,1%, contre 3,9% à fin décembre 2021. Cette inflation est principalement alimentée par les fonctions de consommation «produits alimentaires, des boissons alcoolisées et non alcoolisés », explique l’INSD. 

Des perspectives optimistes

Le Conseil des ministres a aussi évoqué les perspectives pour le Faso sur 3 ans. « Les perspectives de croissance restent favorables sur la période 2023-2026, sous les hypothèses d’une accalmie des tensions géopolitiques au niveau international, notamment, la crise russo-ukrainienne, d’une amélioration de la situation sécuritaire nationale, d’un climat sociopolitique apaisé et d’une pluviométrie favorable sur la période de projection. L’activité économique connaîtrait donc une croissance de 5,8% en 2023, 4,6% en 2024, 5,2% en 2025 et 4,7% en 2026 », peut-on lire dans le Conseil des ministres. Une projection qui rejoint celle de l’UEMOA qui, elle, repose sur 5 hypothèses, dont celle portant sur la bonne conduite de la feuille de route de la Transition, avec un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais convenus avec les institutions régionales.

Ces perspectives de 5,8% en 2023 et 4,6% en 2024 sont tout de même optimistes, dans la mesure où seulement une hypothèse dépend essentiellement du gouvernement. Aucune mainmise n’existe sur les tensions géopolitiques au niveau international, et sur une pluviométrie favorable. Même si pour ce cas, la mise en œuvre effective de l’Initiative présidentielle pour la campagne agricole 2023-2024 pourrait être déterminante.o

NK

 

Encadré

Impôts : taux de recouvrement en hausse

Le ministère de l’Economie a aussi fait le point du niveau de mobilisation des ressources de l’Etat à fin mars 2023. « Il s’établit à 695,23 milliards FCFA pour une prévision de la Loi de finances initiale de 2.731,26 milliards FCFA, soit un taux de recouvrement de 25,45% correspondant à une hausse de 5,09 points de pourcentage par rapport à 2022 à la même période ». Cette hausse pourrait s’expliquer, notamment, par le décaissement des dons projets à hauteur de 45,75%, affirme le communiqué du Conseil des ministres.

Quant aux recettes extraordinaires, elles se chiffrent à 109,63 milliards FCFA, soit un taux de décaissement global de 38,68%. Comparé à 2022 à la même période, il ressort une hausse de décaissement de 36,87 points de pourcentage.

Au titre de la gestion de la trésorerie à fin mars 2023, il a été décaissé 889,95 milliards FCFA, contre des encaissements constatés de 885,48 milliards FCFA. Il se dégage un solde débiteur de 4,47 milliards FCFA. Ce solde est entièrement couvert par les disponibilités utilisables de début de période de l’ordre de 117,18 milliards FCFA, indique le gouvernement.

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