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Africa Infrastructures Forum: «Nous sommes satisfaits de cette première édition» Adama Luc Sorgho, ministre en charge des infrastructures

• 1000 participants engagés au développement des infrastructures

• Des conférences-débats, des panels et des rencontres « B to B »

• 04 recommandations, à l’issue des travaux

Cet évènement d’envergure régionale a rassemblé des acteurs du secteur des infrastructures, des décideurs politiques et des experts internationaux engagés à soutenir le développement des infrastructures sur le continent africain.

«Investir dans les infrastructures africaines pour impacter la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ». C’est sous ce thème que le ministère des Infrastructures et du Désenclavement, en partenariat avec le cabinet Bitel Group, a organisé du 31 août au 2 septembre 2023, à Ouagadougou, la 1re édition de Africa Infrastructures Forum. Cet évènement d’envergure régionale a rassemblé des acteurs du secteur des infrastructures, des décideurs politiques et des experts internationaux …environ mille (1000) personnes, selon les organisateurs, tous engagés à soutenir le développement des infrastructures sur le continent africain.

« Il s’agit particulièrement, durant ce rendez-vous, de faire l’état des lieux des infrastructures existantes au niveau national, sous-régional et continental, en vue d’identifier les projets intégrateurs. Sur la base des réflexions, un accent serait mis sur le respect des normes et des standards en matière de qualité et de durabilité des infrastructures », a précisé le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, à l’ouverture des travaux. Le Mali et le Niger sont venus avec des délégations officielles. Pour la ministre en charge des transports du Mali, Madina Dembélé Sissoko, les questions d’infrastructures sont d’actualité, car les infrastructures sont les premiers indicateurs de développement d’un pays et il faut des compétences pour réaliser des études dignes et aussi la technicité pour que ces infrastructures répondent aux normes africaines. « Nous avons un atout, parce que tout ce qui est matériau dans la réalisation des infrastructures, nous en avons en quantité et en qualité. Nous avons plein de projets bien ficelés. Nous avons besoin d’un partenariat pour avoir une idée claire sur leur mise en œuvre », a-t-elle reconnu. Le ministre des Transports et de l’Equipement du Niger, Salissou Mahaman Salissoun, lui, a salué l’intérêt de ce forum qui pose la question du désenclavement de son pays.

Durant les trois jours, les participants ont pris part, entre autres, à des conférences-débats, des panels et des rencontres « B to B ». Au total, quatre (04) panels ont permis aux participants de débattre sur la problématique de financement, de construction de voies durables et de qualité, de la protection des ouvrages dans les zones à forts défis sécuritaires. La conférence inaugurale a servi de cadre pour cerner le contexte avec le thème : « La zone de libre-échange continentale africaine ZLECAF : objectifs, état des lieux, priorités et défis sécuritaires ». Les différents panels ont porté respectivement sur : « Financement des infrastructures en Afrique : état des lieux et perspectives » ; « Intégration des infrastructures africaines transfrontalières et régionales » ; « Urgences et priorités en matière d’infrastructures » et « Qualité et durabilité des infrastructures, rôle et responsabilité des acteurs : quelle gouvernance et quelles dispositions règlementaires ? ».

A l’issue des travaux, 4 principales recommandations ont été formulées par les acteurs. Il s’agit, notamment, de prendre en compte le volet piste rural dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets sous-régionaux, le traitement de la question de financement de l’entretien routier dans un panel à la prochaine édition du forum, la mise en place d’une stratégie de valorisation des compétences locales et d’incitation des étudiants formés à l’extérieur à retourner pour servir la patrie et l’élaboration des stratégies de développement sur le long terme (au moins 25 ans), assortie de plans quinquennaux prenant en compte les secteurs des transports, des TIC, de l’énergie et de l’eau. « Nous sommes satisfaits de cette première édition, parce que nous avons pu avoir des échanges sur plusieurs aspects du domaine. Ce qui est bien pour le ministère en charge des infrastructures et pour l’Afrique. Les recommandations qui ont été faites seront prises en compte pour les prochaines éditions. Aussi, au sein de nos départements, nous allons essayer de les mettre en pratique », a indiqué le ministre burkinabè des Infrastructures, Adama Luc Sorgho.

La première édition de Africa Infrastructures Forum était placée sous le haut patronage du président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, et sous le parrainage du PDG du Groupe EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou.o

Moumouni SIMPORE

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