Editorial

Edito: Business

La compagnie Air France a annoncé, mercredi dernier, la reprise de ses vols sur Bamako pour le 13 octobre, après deux mois de suspension, également au Burkina et au Niger , suite au putsch contre le pouvoir de Mohamed Bazoum. Cette suspension « unilatérale » n’a pas été du goût des pays concernés.  Selon un communiqué de l’autorité de navigation aérienne du Mali, l’examen de la demande de reprise serait toujours en cours. Cette cacophonie montre bien l’impatience du côté français.

Il y a de gros enjeux derrière. En 2022, selon le Congolais.fr, la compagnie a connu une augmentation de 28% du nombre de passagers vers l’Afrique, soient 3,87 millions sur un total de 16,49 millions. L’Afrique représente paradoxalement un bon pourcentage de son chiffre d’affaires. Il va sans dire que les résultats du 3e trimestre vont s’en trouver impacter négativement. Ce retour tel qu’annoncé est un peu édulcoré, dans la mesure où Air France a «vendu» ses vols à un autre avionneur. En gros, c’est une autre compagnie qui volera au nom de la compagnie, mais sans les armoiries d’Air France, qui préserve ses avions et son personnel naviguant pour des questions toujours de sécurité. Elle veut juste préserver ses créneaux.

Par Abdoulaye TAO

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