Editorial

Edito: réquisitions

Ainsi donc le Tribunal administratif, jugeant au fond, a demandé au Commandement des opérations du théâtre national (COTN) de suspendre le déploiement sur le terrain, des requérants, le 6 décembre dernier. Les trois requérants n’avaient pas obtenu le sursis à exécution, mais au finish, ils ont obtenu gain de cause quant à la décision finale.

Que sera la suite ? L’Administration s’est fait contredire d’un point de vue du droit sur sa façon d’émettre ces réquisitions, qualifiées de « sanctions » par les personnes concernées. Va-t-elle en tirer toutes les conséquences en revoyant sa copie ? C’est ce qui est souhaitable. Mais le pire dans ce dossier serait de croire qu’il y a eu un vainqueur et un vaincu. C’est le Burkina qui gagne. Un pays qui, malgré la guerre et la mobilisation générale qui en découlent, s’adosse à sa Justice pour trancher les différends entre ses citoyens et l’administration publique. Le COTN continuera à émettre des réquisitions, parce que la loi lui en donne les pleins pouvoirs, à lui de savoir s’en servir dans le cadre de la mobilisation générale au bénéfice de la Nation.   Quant aux réquisitionnés, ils ont désormais le choix entre se transformer en volontaires pour les missions qu’on s’apprêtait à leur confier ou retourner à leurs activités en faisant attention « aux lignes rouges » à ne pas franchir.o

Par Abdoulaye TAO

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