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Reconquête du territoire national: la Sécurité demande plus de ressources

• Pour équiper, former et déployer les troupes

• Une stratégie de communication de guerre en 2024

• Les députés de l’ALT sollicités pour une hausse du budget

Au titre de la prévision budgétaire 2024, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) a sollicité, le 17 novembre 2023, auprès des députés membres de la COMIFIB, une ouverture spécifique dans le budget de l’Etat exercice 2024.

Cette requête, selon Emile Zerbo, s’explique, d’une part, du fait des besoins spécifiques du département dans l’élaboration du budget 2024, afin d’assurer une meilleure sécurisation des villes et campagnes. Et d’autre part, faire face à la recrudescence des attaques terroristes et des conflits communautaires, à travers la création d’unités mobiles. Aussi, le ministre a plaidé pour une hausse conséquente du budget de son département pour faciliter la prise en charge du personnel déployé à travers le territoire national. Cet appui financier important concerne les unités mobiles d’intervention, positionnées dans des zones stratégiques de la police et de la gendarmerie. Le ministre en charge de la sécurité a souligné que ce redéploiement massif des unités d’intervention avait eu des répercussions sur les effectifs des hommes sur le terrain. Ainsi, a-t-il mentionné, pour pallier cette difficulté d’effectif sur le terrain, le gouvernement de transition a autorisé le recrutement de 2.000 élèves sous-officiers de police au titre de l’année 2023. Le magistrat Emile Zerbo a révélé que le processus de recrutement était en cours, mais que l’évaluation des besoins financiers nécessaires à leur formation n’avait pas été prise en compte dans le projet de budget exercice 2024 qui a été transmis à l’ALT. Pour résorber ce hic, le ministre en charge de la sécurité a sollicité un accompagnement des députés pour une ouverture spécifique dans le budget de l’Etat, exercice 2024, afin d’assurer la formation et les équipements de ces forces de sécurité intérieure.

Le ministre de la Communication plaide pour une hausse du budget

Dans la stratégie de guerre, il n’y a pas que les armes pour anéantir l’ennemi, il y a aussi la communication de guerre.

Sur ce volet, le gouvernement de transition entend relever le niveau en se dotant d’une stratégie de communication de guerre « musclée ». Cette stratégie de communication a été expliquée aux députés membres de la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée législative de transition (ALT), le 7 novembre 2023, par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo. « Une stratégie de communication de guerre est élaborée et accompagne l’opération de reconquête du territoire national. Cette communication devrait s’intensifier en 2024, dans le sens également de promouvoir la cohésion sociale et la solidarité entre les Burkinabè », a-t-il mentionné.  Cette stratégie de communication de guerre va utiliser les canaux des filières musicales, l’art plastique, le cinéma,…pour mieux informer et sensibiliser les Burkinabè. Sur l’apport de la culture dans la résolution de la crise sécuritaire actuelle, le ministre est ferme : « les militaires vont gagner la guerre mais c’est la culture qui gagnera la paix ».

Pour le journaliste de formation, la tenue effective des différents évènements culturels et sportifs tels que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la Semaine nationale de la culture (SNC), la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO), le Tour du Faso est une victoire du peuple burkinabè contre les velléités terroristes. Pour lui, l’organisation de ces grandes rencontres est la preuve que le Burkina Faso demeure une destination privilégiée et recommandée. Pour consolider ces acquis de visibilité du pays des Hommes intègres et se doter de la stratégie de communication de guerre, le ministre a plaidé pour une hausse conséquente du budget-programme 2024.

Lequel budget, validé par le Parlement, va permettre au ministère d’entreprendre aussi la sécurisation foncière des sites touristiques, la restructuration du secteur des industries culturelles créatives, la construction d’infrastructures, l’acquisition de matériels logistiques et d’équipements, etc.o

Ambéternifa Crépin SOMDA

 

Encadré

Les différentes phases d’élaboration du Budget de l’Etat

Le Budget de l’Etat, exercice 2024, va être entériné au plus tard le 31 décembre 2024, à travers l’onction à la majorité des députés de l’ALT. Pendant cette phase de la session budgétaire, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, va défendre le bien-fondé dudit budget. Mais avant cette étape, les ordonnateurs du budget-programme que sont les ministres et les présidents d’institutions sont passés en novembre 2023, devant les députés membres de la COMIFIB. Celle-ci a été précédée du 24 au 30 juillet 2023, de la consolidation de l’avant-projet de budget avant d’être examinée par le Conseil des ministres. Le 21 juillet 2023, les équipes de la Commission d’arbitrage budgétaire ont procédé à l’examen de la revue, à mi-parcours, de l’exécution du budget 2023 et du document de programmation pluriannuelle des dépenses 2024-2026. L’exercice a vu le passage à tour de rôle des ministères et institutions pour le point de l’exécution de leur budget 2023 et l’arbitrage de l’avant-projet de budget 2024. Les travaux de la Commission d’arbitrage budgétaire constituent une étape importante dans le processus d’élaboration du Budget de l’Etat. Elle intervient après les rencontres techniques préparatoires.o

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