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Patronat burkinabè Idrissa Nassa aux commandes pour 5 ans

• Le président de la Transition a salué la résilience du patronat

• Plus de 2 millions d’emplois créés

• Plus de 2.000 milliards FCFA injectés dans l’économie nationale

Depuis le 7 décembre 2023, il est devenu le « serviteur » des patrons burkinabè. Lui, c’est l’homme d’affaires bien connu des Burkinabè, Idrissa Nassa. Il a été officiellement installé dans ses fonctions de président du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) par le président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, pour un mandat de 5 ans (2023-2028). Dans son premier discours en tant que nouveau président, il a pris l’engagement d’être le serviteur des patrons et non le patron des patrons. Mieux, Idrissa Nassa a promis de faire du patronat le plus proche de tous les employeurs, à travers une représentation dans toutes les régions et tous les secteurs d’activités.

Un patronat dynamique et inclusif

Il a réitéré au chef de l’Etat, le soutien du patronat burkinabè, en particulier, et de la communauté des affaires, en général, dans le combat pour la reconquête intégrale du territoire national. Il dit partager la vision du président de la Transition qui est que le Burkina Faso soit un pays de paix et un eldorado économique. Le président du Conseil d’administration de Coris Bank International (CBI-SA) a salué la résilience et l’ingéniosité des patrons burkinabè qui ont permis de réaliser, dans un contexte difficile, un taux de croissance observé de 2,3% en 2022 et une progression projetée de 4,3% en 2023. Idrissa Nassa a relevé que malgré le contexte socioéconomique pénible, le secteur privé était le premier pourvoyeur d’emplois du pays, avec plus de 2 millions de salariés hors secteur agricole, selon les données 2021 de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation du ministère chargé de l’Emploi.

Bientôt la construction du siège du CNPB

Le secteur privé est aussi le premier créateur de richesse du pays, le premier contributeur fiscal et le principal mobilisateur de ressources financières pour l’effort de sécurisation du territoire national. En effet, les chiffres du ministère des Finances montrent que plus de 90% des recettes fiscales et douanières, soit près de 2.000 milliards FCFA, proviennent des activités économiques des entreprises privées. Idrissa Nassa a souhaité que le chef de l’Etat leur facilite l’acquisition d’un site pour la construction d’un siège, la mise en place d’un mécanisme qui permette aux entreprises privées de participer au financement pérenne du fonctionnement et des activités du patronat burkinabè et aussi que les opérateurs économiques nationaux puissent être davantage impliqués dans les choix stratégiques et les projets structurants et endogènes…

Pour une nouvelle dynamique du CNPB, il compte engager des concertations pour transformer son programme de mandature en un plan stratégique 2023-2028 qui sera adopté par les instances. Le président entrant a rendu un vibrant hommage à ses prédécesseurs : Bruno Ilboudo, El Hadj Oumarou Kanazoé, El Hadj Birhima Nacoulma et Apollinaire Compaoré. La cérémonie a connu la présence des patronats du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo.

RD

Encadré 1

Les 5 défis du patron Idrissa Nassa

– La réorganisation du CNPB et le renforcement de ses capacités humaines, techniques et financières pour le rendre plus performant.

– La dotation du CNPB d’un siège moderne qui reflète la mesure de nos ambitions.

– L’élargissement de la représentativité du patronat.

– Le renforcement du plaidoyer économique et du dialogue social.

– L’élargissement des opportunités d’affaires.

 

Encadré 2

Le patronat fait don de 200 millions FCFA aux personnes démunies et à l’Etat

En marge de la cérémonie d’installation, le nouveau bureau du patronat burkinabè, fort de 35 membres, a laissé parler son cœur en remettant un chèque de 100 millions FCFA aux veuves et orphelins et une somme de 100 millions FCFA au Fonds de soutien patriotique en guise de contribution.

 

Encadré 3

Les attentes du Capitaine Ibrahim Traoré

– La concrétisation du secteur bancaire à faciliter le financement du secteur privé et des projets novateurs des jeunes.

-Miser sur la production et la transformation des produits locaux, afin de limiter les exportations des produits, socle de création d’emplois au profit des jeunes et des femmes.

-Développer l’industrie agroalimentaire.

-Ramener la paix et le développement.

-Invite aux potentiels investisseurs. 

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