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CCR-UEMOA: la 24e Session ordinaire de l’AG tenue à Lomé

• Renforcer la résilience du secteur productif

• Faire face à l’entrée dans la ZLECAF

Le président de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA, Daouda Coulibaly. (DR)

Il s’est tenu, du 5 au 7 décembre 2023, à Lomé, la 24e Session ordinaire de l’Assemblée générale de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CCR-UEMOA). Cette session a examiné et adopté les conclusions et recommandations des Commissions techniques et ad ’hoc, du rapport d’activités, du rapport financier et des décisions prises par le Bureau à la précédente session de Cotonou.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre togolaise du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Rose Kayi Mivedor-Sambiani. C’est une réunion annuelle importante où les représentants des Chambres de commerce et d’industrie des pays membres ont discuté également des opportunités pour les entreprises privées, partagé des idées et renforcé la coopération économique dans l’espace UEMOA. Cette Assemblée générale ordinaire, la dernière de la mandature 2021-2024, selon le président de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA, Daouda Coulibaly, « intervient dans un contexte général marqué, entre autres, par des tensions sociopolitiques et sécuritaires dans notre sous-région dont certaines compromettent l’efficacité et les performances du secteur productif de notre Union ; des niveaux de prix à la consommation élevés pour de nombreux produits de base, conduisant les États membres à agir pour maîtriser l’inflation, et éviter des pénuries sur les marchés locaux de certains biens vitaux ; un resserrement des conditions de crédit avec le relèvement des taux directeurs de la Banque centrale ; et l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) qui expose le secteur productif du continent, tant à des possibilités d’accroissement notable des flux d’affaires qu’à de réels défis à relever en matière de capacités productives, de qualité, etc. » Ces réalités constituent de réels défis aux pays de la sous-région, car elles emportent pour les États membres de l’Union, dans le cadre de leur développement économique et social, de nombreux challenges, notamment, la transformation structurelle de leurs économies par l’industrialisation, la digitalisation et l’innovation ; l’amélioration de la compétitivité et le renforcement de la résilience ; et la diversification des sources de financement et du financement adéquat des capacités productives. « Dans la logique d’œuvrer aux côtés de la Commission de l’UEMOA, au cours de cette mandature, pour renforcer la compétitivité et la résilience du secteur productif communautaire, et dans le cadre des travaux de nos Commissions techniques, nous avons porté nos réflexions sur des sujets en liaison avec ces différents défis. Les fruits de nos réflexions sur l’ensemble de ces questions esquissent une diversité d’options stratégiques à la disposition des différents groupes de décideurs de notre Union, pour relever les défis que j’ai tantôt soulignés », a expliqué le président de la CCR-UEMOA.

Poursuivre les objectifs d’efficacité

La rencontre qui s’est tenue du 05 au 07 décembre 2023 s’inscrivait dans la poursuite des objectifs d’efficacité de la Chambre consulaire régionale. Les parties prenantes se sont ainsi penchées sur les principaux évènements qui ont rythmé la vie de l’institution au cours de l’année 2023. Elles ont également fait   le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la 23e Assemblée générale de décembre 2022, à Cotonou, avant d’examiner, entre autres, les conclusions et recommandations des travaux des Commissions techniques et Ad’hoc, le rapport d’activités et la situation financière de l’institution, le rapport du Comité d’audit de conformité (CAC), le rapport du Comité de suivi et de pilotage (CSP) du Plan d’actions de la mandature 2021-2024, ainsi que le Plan d’actions et le Budget de l’année 2024. Pour ce faire, la cérémonie d’ouverture a été suivie du panel inaugural des assises de cette session, sous le thème : « Quels outils innovants pour répondre aux besoins de financement adéquat des PME/PMI de l’Union ? » Dans son discours d’ouverture, Madame le ministre du Commerce, après s’être réjouie du choix porté sur Lomé pour la tenue de cette session, a félicité la Chambre consulaire régionale qui constitue aujourd’hui, un modèle réussi dont l’UEMOA peut être fière. « La Chambre consulaire régionale de l’UEMOA, qui regroupe les organisations du secteur privé de l’Union, est un outil puissant au service de l’intégration régionale et ses actions au quotidien sont orientées vers l’amélioration du climat des affaires dans notre espace communautaire. Aussi, au-delà de sa participation aux réflexions sur le processus d’intégration économique régionale, la CCR-UEMOA doit s’impliquer de plus en plus dans les actions et projets concourant à renforcer les capacités des acteurs économiques, afin qu’ils soient capables de faire face à la mondialisation, surtout avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) », a-t-elle déclaré.o

Hélène Martelot (L’Economiste Togo)

 

Encadré

Faire du Togo une plateforme d’affaires

Pour sa part, la présidente de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCI-TOGO), Mme Nathalie Bitho, a souligné, dans son mot de bienvenue, que la Chambre de commerce et d’industrie du Togo s’inscrivait dans la dynamique visant à faire du Togo un hub logistique d’excellence et une plateforme d’affaires de premier ordre, en contribuant à attirer des investisseurs au Togo, et en facilitant la mise en commun d’intérêts privés étrangers et nationaux, en vue de créer des partenariats pérennes, capables de générer de la croissance et des emplois durables mutuellement bénéfiques. « Pour ce faire, nous avons entrepris des actions stratégiques, notamment, à travers le développement et l’amélioration des services d’appui aux entreprises, ainsi que le renforcement de la coopération avec d’autres institutions et partenaires publics et privés, acteurs clés du développement. Il convient donc de relever que grâce à un environnement des affaires propice à l’investissement, la création d’entreprises est chaque année en augmentation au Togo », a-t-elle résumé.

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