Editorial

Edito: Engagement

Le président de la Transition a abordé la problématique de la souveraineté alimentaire, lors de la montée des couleurs, lundi dernier, à la Présidence du Faso : lui, ne produit et ne mangera que du riz et du maïs produits sur la terre du Burkina Faso. Sa déclaration a été applaudie par l’assistance. Mais plus que cela, il faudrait que les fins communicateurs de la Transition rebondissent sur cet engagement présidentiel pour le transformer en un engagement individuel de chaque Burkinabè pour des produits précis. Le président de la Transition a pris cet engagement dans le sens de soutenir nos paysans et notre économie. Lui, c’est le riz et le maïs, mais d’autres pourraient s’engager pour le mil et le lait, pour le couscous local, le pain à base de blé localement produit.  C’est à ce prix que l’on boostera la demande intérieure de certains produits, stimulera la chaîne des valeurs des filières agrosylvopastorales. Une demande forte obligerait les producteurs et les transformateurs à rechercher des moyens pour investir davantage, en vue d’y faire face. Préférer des produits locaux à certains autres importés devient alors un acte patriotique dans le contexte ambiant du Faso d’aujourd’hui : lutter contre la pauvreté et créer des richesses pour l’économie nationale. 

Par Abdoulaye TAO

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