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Eau et assainissement: la Croix-Rouge burkinabè au secours de Tanghin-Dassouri

• Une amélioration des conditions de vie sanitaires

• De plus de 277.000 bénéficiaires directs et indirects

• Un projet estimé à plus de 2 milliards FCFA.

« Cette borne fontaine nous permettra, dès à présent, de nous en passer des marches de dizaines de kilomètres chaque jour », se réjouit Hélène Ilboudo.

Couvrir 100 % de la population du Burkina Faso de ressources en eaux d’ici 2030, améliorer les conditions sanitaires de la population, pérenniser l’accession à l’eau potable et l’assainissement des populations ! Tels sont les objectifs principaux de la Croix-Rouge burkinabè, dans la mise en place du Projet Accord Cadre Eau.

Le 17 janvier 2024, une équipe de la Croix-Rouge a effectué une visite des réalisations du  projet dans la Commune de Tanghin-Dassouri. Il s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie sanitaires des collectivités locales. Ce programme vise à assurer l’approvisionnement durable en eau potable et l’assainissement de la population burkinabè d’ici l’horizon 2030.

La Croix-Rouge/Burkina Faso, organisation humanitaire, s’est donné tous les moyens pour réaliser cet objectif inédit visant à soulager la population de la zone concernée.

Selon le chef de projet Wash/Abri de la Croix-Rouge burkinabè, Ayouba Yaguibou ,« le projet consiste à résoudre le problème de la disponibilité et de la mobilisation des ressources en eau au Burkina Faso. Ce joyau est prévu pour servir jusqu’en 2042 ou 2043. Donc 14 villages seront couverts d’eau potable durant 20 ans et pour cela, je ne peux que me réjouir ». 

Naaba Kiiba de Bazoulé déplore ainsi : le problème majeur du Burkina Faso repose sur l’eau, sinon, c’est un pays riche.

Il a fallu 2.500.000.000 FCFA pour couvrir les besoins en eau de citoyens burkinabè estimés à 192.267 personnes, dont 85.379 bénéficiaires indirects. Ayouba Yaguibou et son équipe visitent un château d’eau construit dans la localité de Bazoulé, un forage mis en place pour la Circonscription d’éducation de base de l’école de Péodogo.

En plus de ces sites, deux bornes fontaines et une tête de forage sont installées à Sané et à Nabitenga 2, soulageant ainsi les femmes qui bravaient des dizaines de kilomètres pour avoir de l’eau.   Les femmes du village de Silmissin et du marché de Nakamtenga ne cachent pas leurs sentiments de joie, et sont reconnaissantes pour ce don apporté par l’institution humanitaire. « Nous ne pouvons que vous remercier, pour votre aide en eau, car avant l’arrivée de ces bornes, nous faisions face à pleins d’obstacles pour avoir l’eau. Nous sommes heureuses et nous leur demandons de continuer dans le même sens », dixit Hélène Ilboudo.

Un forage a été également mis à la disposition de l’école, dans le cadre du développement de l’éducation et de la santé des élèves. La Circonscription d’éducation de base de Péodogo reçoit une fontaine et des latrines. Par ailleurs, ce forage leur permettra de mener plusieurs activités, à savoir : le maraîchage et la plantation d’arbres. Ils apprendront ainsi à se former  à d’autres activités.  Selon Nana Moubarack, en classe de CE2 : « Le forage nous permettra de planter des légumes et des arbres et de bien étudier ».

Ahmado Ouédraogo, Inspecteur d’éducation de base de Tanghin-Dassouri, représentant de ladite CEB, s’engage à trouver des moyens pour la sauvegarde et l’utilisation à bon escient des infrastructures qui y sont installées.

Naaba Kiiba, chef de Bazoulé, a félicité la délégation de la Croix-Rouge burkinabè pour leur engagement d’apport d’eau potable et a sollicité davantage plus de ressources en eau, car selon lui, tous les problèmes du Burkina Faso gravitent autour de l’eau. Il  précise : « Ce qui manque au Burkina Faso, c’est l’eau. Si ce problème est résolu, plusieurs activités comme l’élevage, l’agriculture vont se créer davantage et on va assurément mettre fin à la migration. »

En rappel, ce projet a été réalisé avec la collaboration du groupement des ONG luxembourgeoises, le ministère des Affaires étrangères européennes luxembourgeois. Il a duré pendant quatre ans, soit de 2019 à 2023.

Issaka Dialla (Stagiaire)

 

Encadré

Plusieurs difficultés rencontrées 

«Plusieurs difficultés se sont posées. Le problème foncier s’est posé. Bon nombre de terrains appartenaient à des propriétaires immobiliers. Mais avec la Mairie de Tanghin- Dassouri, des démarches ont été suivies et nous avons eu gain de cause ; d’où la mise en place de ces sites. Comme autre difficulté, la zone de Bazoulé, en termes de productivité hydrogéologique, posait problème, mais une solution a été  trouvée pour le forage. Ce sont des défis que la Croix-Rouge a eu à relever et nous en sommes fiers.»

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