Editorial

Edito: endogène

Il n’y avait pas meilleure image pour clore le dossier charbon fin que cette image du président de la Transition inaugurant une usine de traitement de résidus miniers dans la zone industrielle de Kossodo. Elle était annoncée comme une solution endogène à la valorisation des résidus miniers. C’est pour cette raison qu’elle a été soutenue par les autorités actionnaires à 40%.

Désormais, l’exportation des résidus miniers tel le charbon fin, qui a valu à la mine d’or d’Essakane une plainte pour tentative de fraude à l’exportation de métaux précieux, ne sera plus possible. A une condition, cependant, que Golden Hand, la société d’exploitation de la nouvelle usine de traitement, se montre à la hauteur dans tous les sens du terme: monter en capacité de traitement des résidus, il y en a beaucoup, et disposer des capacités techniques qui permettent de capter tous les métaux contenus dans les résidus. Car, un des enjeux du procès charbon fin, c’était la détermination d’autres substances précieuses autres que l’or et l’argent. C’est un challenge important. Sinon tout le discours construit autour de l’endogénéité des réponses aux préoccupations socioéconomiques du pays ne serait que des mots.

Cette usine de traitement de résidus, tout comme la fonderie d’or, n’a aucun droit à l’échec. Car, ce serait celui des politiques.

Par Abdoulaye TAO

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