Régions

C’est la direction générale de CBAO Burkina, filiale de Attijariwafa Bank, qui a coordonné la participation de la délégation burkinabè au Forum International Afrique Developpement, du 25 au 26 février dernier. Mohamed Wilson, directeur de l’établissement, revient dans cette interview accordée à L’Economiste du Faso sur les enjeux de ce forum pour le Burkina.

– Le Burkina est toujours au rendez-vous du Forum depuis le début. Pour vous, ce rendez-vous est à ne pas manquer?
Effectivement, c’est la quatrième fois que le pays participe à cet événement. La participation va grandissante. Cette année, nous avons été honorés de la participation de deux ministres, de l’ambassadeur, du SG du ministère de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. Comme vous le savez, l’année prochaine le Burkina est le pays invité. Si j’analyse bien les thèmes, il y a une certaine chronologie. La première année: quelles sont les opportunités pour l’Afrique.
La seconde édition on s’est interrogé sur quels leviers il fallait agir pour concrétiser ces opportunités. La troisième année a été placée sous le thème: il est temps d’investir ; et cette année nous avons la réponse. Il s’agit des secteurs de l’agriculture et de l’énergie. Ces deux secteurs sont des priorités pour tous nos gouvernements. C’est un sujet d’actualité et tous les intervenants l’ont souligné, c’est maintenant qu’il faut investir dans ces secteurs. Après ce sera trop tard.
En tant qu’organisateur, on ne peut qu’être satisfait. Le président a annoncé plus de 4.000 inscrits. Le forum est un cadre où tout le monde doit converger. C’est un rendez-vous à ne plus rater.

– Comme un Davos africain?
Oui ! Comme vous le dites. C’est un rendez-vous où tout le monde doit converger et nous, en tant que secteur privé, on ne peut s’appuyer que sur les gouvernements et les pouvoirs publics pour accompagner les operateurs privés.

– Votre groupe est derrière cette opération. On peut dire qu’il est partant pour accompagner des initiatives qui naitraient de ces fora?
Ce forum est dédié aux opérateurs économiques. Il vise le développement des échanges commerciaux sud-sud. Les premiers acteurs, ce sont les opérateurs. Mais quand on parle d’accompagner et développer, derrière, il y a le volet financement. Cela veut dire qu’on ne peut pas être en marge de ce financement-là. Voyez tous ces flux d’échanges et de contacts, derrière, on doit être en mesure de capter les opérations qui naissent et de les financer. C’est cela l’objectif.

– Cette année, une des innovations du forum, c’est le club Afrique développement. A Ouagadougou, comment les opérateurs doivent-ils s’y prendre pour en faire partie?
Le club a été lancé en janvier. Mais le lancement officiellement a eu lieux ici. Il a quatre services. L’information: en tant que membre du club, vous avez accès à notre base de données via notre correspondant. La formation : à ce niveau les membres ont droit à des sessions. C’est l’objet de la signature de conventions avec BPI France.
Le troisième service, c’est le networking qui permet d’avoir accès à tous les membres du club et du réseau du club. Etre membre du club ouvre l’accès à la participation à certains grands événements tels le forum. Il faut juste s’inscrire sur notre plateforme.

FW

Commentaires

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page