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 Banques BanquesWend Kuni arrive et BHBF se relance• Feu vert de l’UMOA pour Apollinaire Compaoré

Le projet Wend Kuni Bank d’Apollinaire Compaoré avait besoin du visa de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ce feu vert a été officiellement accordé le 27 septembre 2017 lors d’une réunion de la Commission tenue à Dakar. Sur la base de cet avis favorable de la structure technique,  les autorités du Burkina,  notamment le ministère en charge des Finances, vont pouvoir  agir et délivrer une licence d’activités bancaires à Apollinaire et son groupe Planor Afrique. C’est l’aboutissement d’un projet dont le dossier de demande d’agrément a dû satisfaire aux exigences de la Commission bancaire  en présentant toutes les garanties « en matière de transparence, de fiabilité et de rigueur », avant d’être validé. Dans le « solide » montage technique qui a débouché sur l’approbation du dossier de Wend Kuni Bank, on retrouve effectivement des acteurs éprouvés dans le secteur bancaire. La banque portée par le groupe Planor bénéficiera du savoir-faire et de toute l’expertise de la BIAT (Banque internationale arabe de Tunisie), qui intervient en tant que partenaire technique dans la réalisation du projet. La BIAT est aujourd’hui la première banque de Tunisie, avec un portefeuille d’environ 3.000 milliards de F CFA,  200 agences et 2.400 employés. Elle figure également dans les 30 principaux établissements d’Afrique du Nord. C’est précisément au travers de BIAT Consulting, filiale spécialisée de la BIAT,  que ce partenariat a été noué pour accompagner Wend Kuni Bank.Dans le capital disponible de 12 milliards de F CFA, le groupe Planor Afrique contrôle la banque avec une part de 52%. Dans l’actionnariat, on retrouve également la Banque régionale des marchés (BRM). C’est une banque de l’espace UEMOA basée à Dakar qui va apporter également son expertise avec une participation active dans le management et dans le développement de Wend Kuni Bank.  Parmi les autres actionnaires burkinabè, il y a l’UAB (Union des assurances du Burkina), la SONAR (Société nationale d’assurances et de réassurances) et des hommes d’affaires burkinabè. Dans quelques mois, la banque Wend Kuni devrait ouvrir ses portes. Tout partira de son siège à Ouagadougou, actuellement au stade de finition. En tant que banque universelle (effectuant toutes les opérations des banques commerciales), elle va ensuite développer son réseau à travers le Burkina, et viser par la suite les autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

Karim GADIAGA 


 

« EBOMAF» prend le contrôle de la Banque de l’habitat

Outre l’arrivée imminente de Wend Kuni Bank, consacrant l’entrée d’Apollinaire Compaoré dans  cette activité au Burkina, le secteur enregistre également un nouveau visage. C’est celui de l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF, dont les activités intègrent notamment les BTP et les transports. Il prend officiellement le contrôle de la Banque de l’habitat du Burkina Faso (BHBF). La structuration de l’actionnariat au sein de la BHBF a été totalement redéfinie. Bien avant, le capital de 2 milliards de F CFA de la BHBF était détenu par l’Etat burkinabè et ses démembrements à hauteur de 25%, les privés à 38% et par d’autres partenaires à hauteur de 37%. Mais l’Etat a décidé de réduire fortement son niveau de sa présence dans cette société bancaire, notamment sur le plan du capital.Il maintient néanmoins son droit de regard dans ses activités à cause du rôle stratégique de cette banque en matière de logement. Au moment d’étudier le profil de l’acteur qui prendra les rênes de la BHBF, plusieurs options étaient sur la table. Finalement, c’est sur EBOMAF que  le choix a été porté.  Grâce à la nouvelle opération, la banque a été renflouée et son capital augmenté à 10 milliards de F CFA.Pour la BHBF, c’est en quelque sorte une nouvelle santé qui lui a été donnée. Elle devrait pouvoir se relancer et jouer pleinement le rôle qu’on attend d’elle dans la politique de logement du gouvernement. On se rappelle que la BHBF a connu des indélicatesses au niveau de sa trésorerie. Laquelle situation a été à l’origine, sous la transition de 2015, de la détention de son ancien directeur général, Pierre Zerbo.

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