Editorial

Budget

Le 58e anniversaire de la célébration de ce 11-décembre, comme l’a rappelé le président du Faso dans son discours à la nation, se tient dans un contexte économique et sécuritaire particulier. Cela a le don de compliquer l’arbitrage budgétaire pour l’année 2019.
Le pays est confronté à une situation économique difficile. Le gouvernement serre dans les dépenses et essaie d’améliorer ses recettes.
L’année 2018 n’a pas été facile. Et rien ne dit que 2019 le sera, car les partenaires sociaux attendent du gouvernement qu’il tienne ses engagements pris lors des négociations avec les différents syndicats sectoriels.
Cela va se traduire en espèces sonnantes et trébuchantes sur les lignes de dépenses de personnel et de fonctionnement. Au niveau de la défense, les crédits de paiement vont s’envoler.
On a un pouvoir qui est pratiquement dos au mur. Le vote du Budget a connu deux reports. Officiellement pour des contraintes de calendrier. Mais officieusement, le premier report repose sur des points de non convergence lors des discussions en commission pour introduire le projet de loi devant le parlement.
Et c’est tout à l’honneur des élus du peuple qui, sont en train de montrer que le gouvernement ne peux pas tout leur faire avaler, comme une lettre à la poste.
Le niveau du débat budgétaire s’est rehaussé et il est grand temps que les citoyens également s’y intéressent avant le vote de la loi de finances, car celle-ci détermine toute l’action du gouvernement pour l’année civile à venir. Après, on deviendra des spectateurs.

Abdoulaye TAO

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