Editorial

Mines

Le Burkina Faso aurait-il mal à ses mines ? Au vu des évènements qui s’accumulent, on est presque tenté de répondre par l’affirmative. Le pays n’a vraiment pas bonne mine ces temps-ci. Entre l’insécurité imposée par les terroristes, l’inflation dangereuse des prix à la consommation et les caprices de dame nature, on a trouvé les moyens d’en rajouter à nos difficultés avec l’assaut donné sur le site de Houndé Gold par les orpailleurs. Le pays était dans l’attente du dénouement du drame de la mine de Perkoa où l’on guette toujours des nouvelles des 8 disparus, quand la mine de Houndé a reçu la visite d’incendiaires. Motif de la randonnée punitive : la mine se serait accaparée de leur site d’orpaillage. La violence de l’attaque rappelle celle vécue sur le site de Bissa Gold. Youga aussi, dans l’Est du pays, a eu sa part de violence. En deux ans, trois conflits majeurs de voisinage. A cela s’ajoutent les menaces terroristes sur les sites miniers.Il faut une réponse appropriée du gouvernement, au risque minier actuel, si on ne veut pas faire fuir les investisseurs. En matière de sécurisation des permis d’exploitation minière, c’est lui le garant. Et si ces défaillances se multiplient, il se tire une balle dans le pied. Et c’est le rôle de l’Etat de garantir les intérêts des miniers et ceux des orpailleurs pour une exploitation apaisée.o
Par Abdoulaye TAO

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