Editorial

Second round

L’Economiste du Faso l’avait prédit. Les prochaines grèves au Faso auront pour mot d’ordre la mise en œuvre des engagements que le gouvernement a signés. Il ya eu d’abord la grève des syndicats des enseignants qui avait pris en otages les évaluations scolaires. Cette fois, ce sont les policiers qui étaient aux abonnés absents pendant quelques jours, renonçant à leurs devoirs.
Il n’est pas exclu que d’autres syndicats entrent en scène. Un vrai cirque. Le gouvernement semble sans stratégie. Il n’est pas capable de dire non aux syndicats, pas capable de leur expliquer ce que tout le monde voit venir, qu’à trop vouloir tirer sur la corde, elle va se casser. Mais, comme le gouvernement veut préserver, à tout prix, le climat social, alors, il continue de signer. Il signe en faisant deux erreurs. Il ne respecte ni les délais de mise en œuvre, encore moins le contenu des accords. Il peine à expliquer ses limites financières et surtout la lourdeur de certaines procédures.
Les partenaires sociaux, actuellement, n’ont de limite que leurs intérêts, ce qui n’est pas un crime. Fort des accords signés, ils en attendent l’application intégrale. Tant pis pour les finances publiques.
La grève des policiers n’est pas la dernière, les régies de recettes sont dans la grève du zèle. C’est à une guérilla syndicale que l’on assiste. Les états-majors donnent l’impression de vouloir consolider le plus d’acquis possibles avant la mise en œuvre de la réforme sur les rémunérations, la vidant ainsi de son contenu.
En face, on ne sait pas si le gouvernement a compris ou s’il a décidé tout simplement de se coucher.

Abdoulaye TAO

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