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Grand prix international de la traduction et d’interprétation de Ouagadougou (GPITIO)/1re édition : sept lauréats récompensés

La cérémonie officielle de récompense des lauréats de la première édition du GPITO dénommée Nuit de traduction et d’interprétation a eu lieu le 11 décembre 2021. Organisée par le Cabinet international de traduction, d’études, de formation, de communication et d’interprétation (CITEFCI), en collaboration avec Savane Médias, elle s’est tenue à Ouagadougou. Cette édition avait pour thème : « La traduction et la cohésion sociale ».
Placée sous la présidence d’El Hadj Koanda, le parrainage d’El Hadj Parkouda, El Hadj Boubacar Zida dit Sidnaaba , PDG de Savane Médias, cette soirée était destinée à magnifier les acteurs de la civilisation, la compréhension et l’entraide entre les peuples et les nations.
L’initiative a été prise par El Hadj Amadé Soro, traducteur, journaliste de Savane Médias. Selon lui, cette initiative est le fruit de la combinaison du contexte, du prétexte et du texte. En effet, pour ce qui est du prétexte, en tant que traducteur, il pense que c’est un métier qui n’est pas assez connu au Burkina Faso. Le domaine de la traduction n’est pas valorisé ni acclamé comme il se doit. Ainsi, pour trouver de solutions idoines, sa réflexion s’est étendue sur plusieurs années. Cela, pour trouver une réponse à la question : que faire afin de montrer à la face du monde que l’interprétation et la traduction sont des métiers nobles ? L’organisation du GPITIO en est la réponse pour mettre en lumière et valoriser ces métiers. Cela constitue le texte.
Quant au contexte, il n’est plus à démontrer. La traduction et l’interprétation sont des métiers grâce auxquels un peuple d’une communauté composée de plusieurs variétés d’ethnies arrive à se comprendre. C’est un vecteur de développement, de brassages culturels. Par exemple, au Burkina Faso, il y a une soixantaine de langues et la traduction joue pleinement son rôle, car plusieurs langues se côtoient au quotidien dans les familles. Aussi, dans le domaine du journalisme, les hommes de médias ont recours chaque jour à la traduction. A titre illustratif, si un évènement se passe en Corée du Nord, à la minute près, cette information est relayée par toutes les grandes chaînes mondiales. Cela est possible grâce aux traducteurs présents dans les Rédactions dans les différents pays qui travaillent pour permettre la compréhension.

Critères de sélection des lauréats
Selon le porte-parole des membres du jury, les candidats ont été évalués à l’écrit et à l’oral en fonction de la combinaison de leur choix. La combinaison prenait en compte les langues internationales et les langues nationales. Pour ce qui est des langues internationales, cinq langues ont été proposées pour faire la combinaison avec le français. Ce sont : allemand, anglais, arabe, chinois et turque. Cependant, il n’y a pas eu de candidat pour la langue chinoise et turque. Cinq langues nationales étaient également au menu, notamment, mooré, dioula, fulfuldé, gourmatchéma et lyélé. L’écrit était noté sur une note de 10 points et l’oral 10 points également. La combinaison donnait une note totale sur 2O points. o
SANOU Kafouna Irène Flora (stagiaire)

 

Encadré

Liste des lauréats

KAFANDO Abdoul Kader, combinaison linguistique français/ allemand, 11/20
DAO Do Di Drissa, combinaison linguistique français/dioula, 13/20
DADIAGA Oumarou, combinaison linguistique français/fulfuldé, 13/20
SANFO Lassané, combinaison linguistique français/arabe, 14/20
OUEDRAOGO Ernest Larba, combinaison linguistique français/mooré,
14/20
BONKOUNGOU Moukaila, combinaison linguistique français/anglais, 16/20
LOMPO Wiguinipayini, combinaison linguistique français/gourmatchéma, 17/20.

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