Editorial

Transition

Nous y voilà ! Les organes de la Transition sont désormais connus et se mettent en place progressivement, après l’adoption de la Charte. Le président de la Transition est bien en place, et vient de nommer son Premier ministre, Albert Ouédraogo. Reste la désignation des membres du gouvernement et de l’organe législatif. La chasse est donc ouverte pour dénicher les oiseaux rares qui vont conduire la Transition à bon port. C’est un exercice délicat, car le succès de la Transition dépend en partie de la qualité des personnalités. Plaise donc aux faiseurs de rois de tenir compte des valeurs communes unanimement adoptées dans le choix de leurs représentants. C’est de cette seule façon qu’ils ôteront de la mémoire des Burkinabè cette impression diffuse que la prolongation à trois ans, le passage de 51 à 71 membres et le mandat non gratuit obéissent plus aux exigences du travail à accomplir qu’à se remplir les poches ou à caser des amis.

Cette Transition n’aura donc aucune excuse, surtout que les Assises nationales ont délibérément ôté toute forme de circonstance atténuante à l’égard des « transitaires ».

La durée de la Transition verrouillée à 3 ans n’offre aucune perspective de prolongation. 2025 étant une ligne rouge à ne pas franchir. Le fait d’avoir mis en minorité les partis politiques (8/71) au sein de l’organe législatif milite en faveur de ce dead line. Il reste cependant la réaction de la CEDEAO. Déjà suspendu des instances de cette organisation, le Burkina va-t-il bénéficier de sa bienveillance ? o

Abdoulaye TAO

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