Editorial

Edito: Elections ?

Devant l’Assemblée législative de transition, le Premier ministre, interpellé sur l’agenda de la Transition, n’est pas allé par quatre chemins. La sécurité d’abord, les élections après. Sa réponse sous forme de boutade a fait sourire plus d’un honorable dans l’hémicycle : « s’il y a la sécurité, dès demain, nous organisons les élections ». Le message est donc clair. La Transition ne veut pas se laisser divertir par cet objectif final qui consacrera, du même coup, la fin de son mandat.

Les politiques doivent-ils s’en inquiéter ?  Oui, s’ils n’ont pas de visibilité sur le processus électoral. Eux, sont pressés de reprendre leur sport préféré, avec le retour à l’ordre constitutionnel. Mais, à la lumière de la situation sécuritaire dépeinte par le Premier ministre, à savoir 65% du territoire est actuellement sous contrôle, l’objectif n’est pas encore atteint.  Et il demande le soutien de tout le monde à l’effort de paix ou de guerre, c’est selon. Ce discours, a priori, semble plutôt réaliste.

Il reste que les autorités se sont engagées à tenir les élections à l’horizon de juillet 2024. La CEDEAO observe et avisera en temps opportun. Pour l’instant, la Transition est en guerre et elle entend la gagner en payant le prix qu’il faut.

Par Abdoulaye TAO

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