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Edito: Vaincre ou périr

Le 1er novembre, notre Armée nationale a fêté ses 63 ans. Prise d’armes, décorations et défilé, donnant ainsi l’image d’une armée unie, au service de la terre du Faso. Cependant, cette armée est face à son destin depuis qu’elle fait la guerre contre le terrorisme. Une épreuve majeure dans son histoire, dans notre histoire, car le sort de la patrie toute entière est au bout de son canon.  Cette guerre est une belle occasion donc de réconcilier la grande muette avec le peuple et avec elle-même, déchirée ces dernières années par des querelles de classes et de générations. C’est pour cette raison qu’il n’y a point d’issue en dehors de la victoire. Ce sera l’occasion d’un nouveau départ, ensemble. En deux ans, l’armée du Burkina est en train de changer de visage. Renforcée par de milliers de recrues, dont les VDP, des équipements mieux adaptés pour la riposte et surtout une volonté affirmée de se battre. Tout n’est pas encore parfait au front, mais on a envie de croire, parce que cette guerre est usante financièrement et humainement.

On est loin des deux guerres éclair de 1974 et de 1985 contre justement le voisin malien qui, ironie du sort, se retrouve comme nous dans l’œil du cyclone des terroristes. Ironie du sort donc, les deux ennemis d’hier sont des alliés aujourd’hui, avec le même objectif, vaincre ou périr.

Par Abdoulaye TAO

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