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CENOZO: Après l’investigation, la solution

• 12 personnes de 04 pays  différents

• Initiées au journalisme de  solutions

• Afin d’impacter leurs environnements

L’Ivoirienne, Marthe Akissi, spécialiste sur les questions de santé et environnements, a partagé son expérience sur la Sojo avec ses confrères. (DR)

A l’appel de la Cellule Norbert Zongo (CENOZO) pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest et de son partenaire, la Fondation Bill et Melinda Gates, douze (12) journalistes du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Sénégal ont été sélectionnés pour participer au projet « Renforcer le journalisme de solutions sur la santé et le développement durable », pendant dix-huit (18) mois. Ce projet prend en compte le renforcement des capacités des lauréats, l’octroi de bourses pour réaliser des enquêtes sur des questions en lien avec la santé et le changement climatique, l’organisation de tables rondes qui vont réunir des acteurs de la société civile, des représentants des structures étatiques, des journalistes également, pour discuter des sujets abordés et présenter les résultats révélés par les enquêtes. « Des journalistes des différents pays vont ensemble travailler sur des sujets transnationaux en fonction des réalités, pour réaliser des productions qui seront publiées », a d’ailleurs précisé Isabelle Otchoumaré, chargée de programme de CENOZO.

La première activité du projet a été un atelier de formation qui s’est tenu du 27 au 30 novembre 2023, à Dakar, sur le journalisme de solutions. Il s’est agi pour les organisateurs de renforcer les capacités des journalistes sur cette thématique qui paraît comme un concept nouveau pour beaucoup d’entre eux, comme l’indique  Isabelle Otchoumaré : « C’est important de les former sur les concepts de base du journalisme de solutions, le traitement de l’information scientifique lié à la santé, au développement durable, afin qu’ils puissent mieux traiter ces sujets tout en contribuant à la recherche de solutions, en vue d’un développement durable ». La journaliste ivoirienne, formatrice en journalisme de solutions et spécialiste sur les questions de santé et environnements, Marthe Akissi, a été sollicitée pour animer le module durant cet atelier. Pour elle, le journalisme de solutions est pratiqué aujourd’hui pour faire volte-face au journalisme anxiogène qui ne présente que des informations dramatiques, conflictuelles…. « Il est une couverture rigoureuse et convaincante des réponses apportées aux problèmes de société », assure-t-elle.

Isabelle Otchoumaré, chargée de programme de la CENOZO. (DR)

Dans les faits, il a été question de fournir aux 12 journalistes ouest-africains les techniques de base du journalisme de solutions et du traitement de l’information scientifique liée à la santé, au changement climatique, à la relance économique équitable, à la recherche et à l’innovation. L’atelier a allié connaissances théoriques et mise en pratique pour mettre les journalistes dans une situation de réalité. Les exercices pratiques ont été axés sur les idées et les projets des participants, afin de leur permettre de sortir de l’atelier avec des outils et des méthodologies smart facilitant la mise en œuvre de leurs projets d’enquête de solutions. « Ce projet de CENOZO m’est profitable du point de vue de son originalité. Le fait de pouvoir  travailler  en tandem avec au moins deux autres confrères d’autres pays sur les solutions à des problèmes qui touchent nos différents pays est une vraie particularité. La mise à niveau du journalisme de solutions est aussi importante avec une formation bien pointue et précise, des échanges très fructueux avec des confrères…une approche très inspirante et innovatrice », s’est réjouie Fatou Mbaye, journaliste sénégalaise.  Pour Modeste Dossou de L’Evènement Niger, la satisfaction est également au rendez-vous : « Ce projet de la CENOZO est très intéressant, parce qu’il permet au journaliste d’apprendre à travailler sur des sujets et dans un genre qui ne sont pas forcément ses domaines de prédilection. 

Au-delà de l’apprentissage, ce projet va surtout permettre aux participants d’impacter autrement leur environnement, à travers les productions à venir. La formation Sojo apporte un plus à ma qualité de journaliste, en ce sens que je peux désormais faire du journalisme de solutions qui n’était pas dans mes habitudes ». Après l’étape de la formation, les participants disposent de projets de reportage et/ou d’enquête axés sur les solutions, sur des questions scientifiques, de santé et de développement exposant les problèmes et apportant des solutions. Le cap est désormais mis sur la collecte de données et la production d’articles à l’endroit du public.

Moumouni SIMPORE

 

Encadré

Les trois volets du Projet

  • Renforcement de capacités: former les journalistes bénéficiaires pour leur permettre de comprendre et de rapporter sur des sujets liés à la science, à la santé et au développement ;

– Mentorat et publication d’histoires d’investigation transfrontalières orientées sur les solutions : donner aux journalistes bénéficiaires la possibilité de produire des reportages de très haute qualité avec un focus particulier sur les solutions ;

– Tables rondes de discussions : permettre aux journalistes bénéficiaires d’interagir directement avec la société civile et les décideurs, afin d’impacter la gestion des enjeux de santé, de science et de développement durable.

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