Editorial

Sursaut

Y a-t-il encore des patriotes dans ce pays? La question mérite d’être posée. Le scenario est simple! Si rien ne bouge sur le front économique et sur le plan sécuritaire, le pays court tout droit vers la catastrophe.
Sa capacité de résilience économique s’érode progressivement sur les coups de boutoir des bandes armées. Mais touchons du bois.
La capacité de résistance d’un peuple tient d’abord à son mental. Celui-ci transparait dans sa parole et enfin dans ses actes.
Pour le moment, les observateurs attendent de voir les actions concrètes du gouvernement, et des autres acteurs, qui matérialisent cet état de résistance.
On est encore dans une forme d’indolence de la réflexion qui retarde la prise de décisions énergiques, mais pas populistes.
Aucun acte fort en matière de soutien en direction de l’armée, en dehors des marches de soutien. Ce n’est pas suffisant. Certes, c’est bon pour le moral et pour la cohésion.
Cependant, on a besoin d’aller collectivement un peu plus loin. L’armée elle-même doit réagir ne serait-ce que par orgueil, le politique doit donner les moyens et vite et le peuple en soutien par la collaboration et des actes multiformes.
Cette flamme là; si elle existe, ne brille pas encore pour éclairer l’horizon commun.
Le politique, le militaire et le civil sont en proie à leurs propres contradictions.
Leurs intérêts ne sont pas encore alignés. Le Burkina Faso quant à lui attend, que ses fils soient dignes de lui.

Abdoulaye TAO

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